16 avril 2011 - Le Centre d’Art en voie de résurrection
Le Centre d’Art (CA) n’est pas mort et doit continuer à vivre, a déclare Axelle Liautaud, membre du conseil d’administration du CA, en marge de la présentation du projet de sauvetage de ce centre.
« Si nous voulons que l’art haïtien reste à un niveau qui a existé jusqu’à présent grâce au Centre d’Art, cette institution doit revivre. Elle n’est pas morte. Elle est convalescente », explique Axelle Liautaud. Le projet de sauvetage lancé en septembre 2010, est mené sous l’égide du Centre de Sauvetage des Biens Culturels (CSBC). Cinq mille toiles, un millier de sculptures et d’œuvres sur papier de la collection du Centre d’Art ont été restaurées dans le cadre de ce projet, indique Olsen Jean Julien, directeur du CSBC. Sauvegarder… Au départ, ces œuvres avaient été conservées dans deux containers, transférés au CSBC au mois d’aout de 2010, rappelle-t-on lors de la présentation du projet. « On n’avait pas les moyens. On a fait une échelle avec les moyens du bord. On est passé par l’arrière, on a traversé tout ce qui avait comme débris sur la cour du Centre d’Art…On a placé l’échelle sur le mur branlant et mis les hommes en file indienne pour récupérer les tableaux un à un », rapporte Maryse Desrosiers qui, en compagnie de 8 hommes, a pris part aux premières opérations de sauvetage au CA. « Il y avait des répliques parfois à chaque heure, chaque trente minutes. On laissait la maison, on courait », raconte Desrosiers avec humour. Créé en 1944 sous l’impulsion de l’aquarelliste américain Dewitt Peters, le Centre d’Art a été gravement touché par le tremblement de terre l’an dernier. Pour l’heure, 80% des œuvres ont été récupérées sous les décombres du bâtiment effondré, soit près de 6 000 objets d’art, estime Axelle Liautaud, tandis que d’autres sont encore sous les gravats. « Le Centre d’Art est à l’origine des démarches les plus importantes qui ont abouti à l’existence de l’art haïtien sur le marché local et international. C’est la première galerie en Haïti. Mais c’est plus qu’une galerie d’art. Ҫa a été pendant toute son existence un centre de formation d’artistes et d’encadrement des artistes », explique Liautaud. Selon elle cette dimension a favorisé des rapports particuliers entre le centre et les artistes qui lui sont restés « fidèles ». Lire la suite sur le site d'Alterpresse... Dans la même rubrique :
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